Assemblée publique de rentrée contre les CRA

Mercredi 30 septembre à 19h au Marbré, 1 rue Jean-Jacques Rousseau, 93100 Montreuil, soyons nombreux et nombreuses pour faire le point sur la situation dans les centres de rétention et discuter ensemble de comment soutenir et s’organiser avec les personnes enfermées en lutte pour la fermeture des CRA.

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Appel à une assemblée publique contre les CRA – Les prisons pour sans-papiers doivent être fermées, partout et pour toujours ! – Dimanche 17 mai à 14h, place de la Réunion 20e

Les prisons pour sans-papiers doivent être fermés, partout et pour toujours !

 

Appel à une assemblée publique contre les CRA (centres de rétention administrative)

D
imanche 17 mai à 14h, place de la Réunion (métro A.Dumas/Maraichers)

CRA ET CONFINEMENT 
 
Pendant le confinement, une partie des CRA n’a pas fermé et a continué à enfermer les personnes qui n’ont pas les “bons papiers”. Face au virus, rien n’a été fait : aucune protection pour les prisonniers-ères, propagation de la maladie (notamment via les keufs qui ne portaient pas toujours de masques), absence de soins et, parfois, mise à l’isolement pure et simple des personnes malades. En plus de ça, l’isolement des personnes enfermées a été renforcé par l’absence de parloirs et les galères pour acheter du tabac ou une carte de téléphone.
 

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Contre la construction d’un nouveau centre de rétention administrative à Lyon, mobilisons nous !

On fait tourner ici un article publié par les copaines de Crame ton CRA – Lyon au sujet de la construction d’un nouveau centre de rétention administrative à Lyon. C’est aussi un appel à se mobiliser !


Le centre de rétention adminisrative (CRA) actuel de Lyon se trouve à Colombier Saugnieu, juste à côté de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry. Il a été créé en 1995 dans un ancien hôtel Formule 1. Après un premier aggrandissement en 2019, il est prévu d’en ouvrir encore un autre en 2022…

Les centres de rétention administrative sont des prisons pour étrangèr·es. Bien qu’ils ne soient pas désignés comme tels officiellement, ce sont des lieux d’enfermement où les violences policières, les menaces et les humiliations sont quotidiennes. L’État y enferme les personnes qu’il considère comme en situation irrégulière sur le territoire français. Les prisonnièr·es peuvent y être détenu·es jusqu’à 90 jours, à l’issue desquels iels sont soit déporté·es soit incarcéré·es en maison d’arrêt, soit relâché·es (tout en restant sous la menace constante d’une nouvelle arrestation).

En 2018, plus de 45 000 personnes ont été enfermées dans les 24 centres de rétention de France métropolitaine et outre mer. Cette année-là, 480 nouvelles places ont été créées, en aménageant les CRA existants, mais aussi en les agrandissant comme à Nîmes, Vincennes, Coquelles ou Lyon. En novembre 2019, le gouvernement a annoncé la construction de trois nouveaux CRA à Olivet (proche d’Orléans), Bordeaux et Lyon, avec pour objectif d’augmenter toujours plus les capacités d’enfermement. Ce sont les premières constructions de CRA depuis près de dix ans. L’État s’emploie à enfermer, torturer et expulser toujours plus les étrangèr.es. Et il ne lésine pas dans la guerre qu’il mène contre les personnes qui n’ont pas les « bons » papiers.

Le CRA actuel de Lyon se trouve à Colombier Saugnieu, juste à côté de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry. Il a été créé en 1995 dans un ancien hôtel Formule 1. Il a été agrandi en 2019, pour arriver à une capacité de 140 places. Il est « géré » par la Police aux Frontières (PAF) et par Forum Réfugié, association à laquelle l’Etat sous-traite un prétendu « accompagnement juridique », mais dont le rôle réel est de collaborer à la machine à enfermer et à expulser. En 2018, 1 498 adultes et 2 enfants y ont été enfermés, dont 92% d’hommes et 8% de femmes, selon le rapport annuel des associations qui interviennent dans les centres de rétention.
 
Le début des travaux du nouveau CRA est annoncé pour mai 2020. L’ouverture est prévue pour 2022. Il devrait être construit à proximité immédiate du CRA actuel, sur un terrain appartenant à Vinci, comme toute la zone autour de l’aéroport. Le budget estimé est de 12,5 millions d’euros, sa surface de 3200 m2, et sa capacité de 140 places. 
 
Nombre d’entreprises privées collaborent avec l’État et travaillent à maintenir le système des CRA. Entre la réouverture des CRA de Hendaye et de Geispolsheim, l’extension des CRA de Nîmes et de Coquelles, et le lancement des nouvelles constructions, les appels à projets fleurissent sur les plateformes d’annonces de marchés publics, et les promoteurs immobiliers constructeurs de taules partent à la cueillette des contrats juteux. Une poignée d’entreprises se partagent le marché : Eiffage, Thémis – FM [filiale Bouygues], Gepsa [filiale d’Engie], Sodexo, Spie Batignolles. À Lyon, la “réalisation” du nouveau CRA a été attribuée à Eiffage, censée être assisté par l’entreprise ICAMO, qui sur son site internet place la construction d’un CRA dans la rubrique “Sureté”, et qui a déjà géré des chantiers pour la prison de Saint-Quentin Fallavier.
 
À Olivet, près d’Orléans, l’ouverture est prévue pour 2023, et le coût total estimé à treize millions d’euros. Un collectif s’est monté, et une mobilisation a d’ores et déjà commencé. Le 4 avril, une manifestation devait avoir lieu à Orléans. 
 
La pandémie de Covid-19 apporte de nouveaux éléments à la situation. Dans les centres de rétention, les conditions d’enfermement étaient déjà merdiques, elles se sont encore plus dégradées : aberration d’être enfermé·es – en temps normal – mais encore plus alors que les déportations ne peuvent plus avoir lieu (plus d’avions, frontières fermées); parloirs interdits accentuant l’isolement; impossibilité de respecter les « gestes-barrières » quand les cellules sont bondées; impossibilité de « se défendre » correctement face au système judiciaire répressif, audiences au tribunal se déroulant sans les prisonnièr·es; inquiétudes face aux incertitudes et tensions; flics de la PAF qui peuvent entrer/sortir et diffuser le virus…. La machine à expulser ne peut plus fonctionner le système CRA montre donc son vrai visage : celui d’enfermer/torturer les personnes qui n’ont pas les bons papiers, quand bien même l’Etat et la PAF ne peuvent plus les déporter. En clair, Il faut continuer à enfermer, tant pis pour elleux s’iels crèvent.

Dans de nombreux centres, des prisonnièr·es se sont mobilisé·es, parfois en entrant en grève de la faim, pour exiger leur libération immédiate; en faisant sortir leurs paroles à l’extérieur; en bloquant les cours et les promenades. Bien que des détenu·es aient été libéré·es au cas par cas, les arrestations ont continué et de nombreuses personnes ont continué d’être incarcérées.

Le confinement et les politiques répressives et sécuritaires qui l’accompagnent rendent très difficile toute forme de mobilisation collective. De nombreux chantiers sont à l’arrêt, mais d’autres continuent coûte que coûte, au mépris de la protection de le santé des travailleur·euses, et il y a de fortes chances que ce soit le cas pour la construction du nouveau CRA. Il nous faut donc informer au maximum sur la construction qui se prépare, commencer dès maintenant à nous organiser collectivement, et nous tenir prêt·es à nous mobiliser rapidement, dès que ce sera possible, pour que cette nouvelle prison ne voie par le jour.

À bas les cra, à bas les frontières, soutien à tous·tes les prisonnièr·es!

 


publié initialement sur Crame ton CRA – Lyon

Contre les expulsions, liberté pour Abdoulaye !

On relaye ici l’appel au rassemblement de l’association de sans-papiers Les Baras, de Bagnolet. Rendez vous mardi 10 mars à 10H30 devant le consulat du Mali, 53 rue Hoche, Bagnolet.
C’est demain, soyons nombreux-ses !

Liberté pour Abdoulaye !
Abdoulaye est membre de l’association de sans-papiers Les Baras à Bagnolet depuis qu’il est arrivé en France en 2013.
C’est une personne qui est vraiment active dans notre groupe, un copain, un ami.
Il a été arrêté à Montreuil lundi 2 février, pendant un contrôle de papiers. Ensuite il a été enfermé au centre de retention de Palaiseau.

Aujourd’hui il risque d’être expulsé au Mali.
On demande au consulat du Mali de ne pas signer de laissez-passer. Sans le laissez-passer, il peut pas être expulsé, et c’est juste le consul qui peut signer ça.

On veut qu’Abdoulaye soit libéré immédiatement !
Nous tous les 150 membres de l’association Baras et leurs soutiens on va pas lâcher ! On restera ensemble jusqu’à sa libération !
Des papiers pour tous et toutes !

Rendez vous mardi 10 mars à 10H30
Devant le consulat du Mali, 53 rue Hoche, Bagnolet

مركز فانسين للإحتجازالإداري يحترق  :وقفة احتجاجية تضامنا مع السجناء

Traduction en arabe du texte “Feu au cra de Vincennes”

منذ الثلاثاء الماضي، بفضل الحريق الذي شب داخل مركز فانسين للإحتجازCRA de Vincennes، أصبح أحد المباني بكامله غير صالح للإستخدام. لا يتوقف كفاح الموقوفين داخل هذا السجن المخصص للأشخاص البدون أوراق الإقامة، لكن القمع البوليسي يضرب بقوة. ذلك هو حال بعض السجناء المحتجزين حاليا لدى الشرطة، رهن الحراسة النظرية. إنه واجبنا من خارج الأسوار مسنادتنهم ودعم نضالهم.
منذ عدة أيام ، شن السجناء في المبنى 2A في مركز الاعتقال الإداري في فانسين إضرابا عن الطعام. اعقب ذلك حملة قمع عنيفة من قبل رجال الشرطة.
وفي مساء يوم 4 فبراير، اتصل السجناء بهدف إبلاغنا بإن المبنى المخصص للمهاجرين الذين لا يتوفرون على اوراق الإقامة، قد شبت فيه النيران وقد تمت محاصرةجميع السجناء في 2A و 2B من قبل شرطة
مكافحة الشغب في فناء المبنى. كما تعرض السجناء كذلك للتهديد والضرب، ثم إجبارهم على البقاء هناك لعدة ساعات تحت المطر والبرد، في الوقت الذي تم فيه اقتحام وتفتيش المبنى 2B.
هذا وقد تم نقل حوالي 30 شخصا من سجناء CRA 2A إلى مركز الشرطة، ليلة الحريق، بذريعة أن الغرف غير صالحة للاستعمال. وقد تمت إعادتهم في اليوم التالي، على ما يبدو، دون وضع أي شخص رهن الحراسة النظرية.وقد تم نقل بعضهم إلى CRA 1 حيث أصبحوا الآن أكثر عددًا في الغرفة الواحدة ؛ فيما البعض لآخر في CRA 2B يُجبر على النوم على أسرة محترقة ؛ وما زال آخرون في Palaiseau أو Mesnil-Amelot.
عقب الحريق الذي اندلع في مبنى CRA 2 في فانسين ، جاء رجال الشرطة في الصباح الباكر للبحث عن العديد من السجناء. وقد تم وضع العديد منهم رهن الحراسة النظرية.يوجد بعضهم في مركز شرطة بالدائرة العشرين في باريس ، والبعض الآخر في مركز شرطة بالدائرة الثانية عشر. من المحتمل أن يتم إحالتهم إلى المحكمة في الأيام القادمة.
خبر سار: أصبح المبنى 2A غير قابل للاستخدام بالفعل ، ويجب القول أنه يمكن من الخارج أن تشاهد أن النوافذ قد تحطمت وأن السقف في حالة سيئة!تم تحرير بعض الأشخاص بسبب الحريق، وعلى ما يبدو لا يقل عددهم عن 14 شخصا.
إنها لحظة مهمة. يتواصل الكفاح من داخل مراكز الإحتجاز من أجل الحرية وجعل هذه الأماكن تختفي، في ضل رد فعل الدولة والشرطة بقمع واخماد هذه الإنتفاضات. يجب الآن أكثر من أي وقت مضى، ان نقوم بتنظيم التضامن من الخارج!
موعدنا الأحد 9 فبراير، على الساعة الرابعة مساءا.
شارع la Chapelle على مستوىشارع Caplatبجوار محطة مترو Barbès.

 

Vincennes en feu : rassemblement de soutien aux prisonniers

Prisons are for burning sticker

Grâce à un bel incendie, depuis mardi dernier un batiment entier du centre de rétention (CRA) de Vincennes est devenu inutilisable. Dans cette prison pour sans-papiers, la lutte des personnes enfermées ne s’est pas arretée. Mais la répression frappe forte, certains prisonniers sont maintenant en garde à vous. C’est à nous, depuis l’extérieur, de les soutenir.

Depuis plusieurs jours les prisonniers du bâtiment 2A du centre de rétention administrative de Vincennes avaient lancé une grève de la faim. Une répression violente de la part des flics avaient suivi.

Le 4 février au soir des prisonniers ont appelé pour dire que le bâtiment de la prison pour sans papiers étaient en feu. Tous les prisonniers du 2A et du 2B ont été encerclés par la police anti-émeute dans la court de leur bâtiment. Les flics les ont menacé et tabassé. Les prisonniers ont dû rester là-bas pendants plusieurs heures, sous la pluie et au froid. Pendant ce temps, des fouilles ont eu lieu au 2B.

Une trentaine de prisonniers du CRA 2A ont été emmenés passer la nuit de l’incendie dans un comico, vu que les chambres étaient inutilisables. Ils sont rentrés le lendemain, sans visiblement que personne n’ait été placé à GAV, mais une enquête est en cours. Certains ont été transférés au CRA 1 où ils sont maintenant encore plus nombreux par chambre ; d’autres au CRA 2B où certains sont obligés de dormir sur des matelas brûlés ; et encore d’autres au CRA de Palaiseau ou du Mesnil-Amelot.

Suite à l’incendie du batiment 2A du CRA de Vincennes, jeudi matin les flics sont venus au petit matin chercher plusieurs prisonniers. Plusieurs d’entre eux sont en garde à vue. Certains au commissariat du 20e, d’autres au commissariat du 12e. Ils vont probablement été déférés dans les jours qui viennent.
Bonne nouvelle : le bâtiment 2A est réellement rendu inutilisable, il faut dire que depuis l’extérieur on peut voir que les fenêtres ont volé en éclats et que le toit est dans un sale état ! Il y a eu des libérations du fait de l’incendie, apparemment au moins 14 !

C’est un moment important. A l’intérieur des CRA, les gens continuent à se battre pour la liberté et pour faire disparaitre ces lieux. L’État et la police réagissent et essaient d’étouffer ces révoltes. Maintenant plus que jamais, organisons notre solidarité depuis l’extérieur !

RDV Dimanche 9 Février, à partir de 16 heures,Automatic word wrap
Bvd de la Chapelle au niveau de rue Caplat, à côté du métro Barbès.

Ce sont les révoltes qui ferment les CRA !Automatic word wrap
Solidarité avec les prisonnier.e.s !

 

Jeudi 7 novembre : Rassemblement en solidarité avec Amadou et tou.te.s les autres !

Appel à participer au rassemblement organisé par les camarades du collectif Sans Papiers Paris 1 :
J
eudi 7 novembre à 13h30 au foyer Olympiades, 80 rue de Tolbiac.
Soyons nombreuses-eux !

Image may contain: one or more people and outdoor

SOLIDARITE AVEC AMADOU ET TOU.TE.S LES PRISONNIER.E.S EN CENTRE DE RETENTION !

Amadou Diop est un habitant du foyer Olympiade dans le 13e arrondissement. Il a été arrêté le 25 septembre 2019 à Gare de Lyon suite à un contrôle raciste par la police. On ne lui a pas demandé son titre de transport mais directement s’il avait des papiers.
Depuis il est enfermé au centre de rétention de Vincennes, une des prisons pour sans papier. On rappelle les conditions d’enfermements des ces prisons qui sont insupportable pour tou.te.s le monde, en plus de la pression permanente a cause des expulsions quotidiennes.
Notre camarade y est enfermé depuis presque 40 jours, il ne repassera pas devant le juge avant 20 jours. Pour que la police puisse expulser Amadou, il faut l’accord d’un consulat. Nous exigeons donc du personnel du consulat qu’il ne fasse pas ce laisser-passer, pour Amadou et tous les autres.

La famille d’Amadou, les habitant.es et le collectif sans papiers Paris 1 appelle donc à une mobilisation de tout le monde : habitant.e.s des foyers, étudiant.e.s et habitant.e.s du quartier !

RENDEZ VOUS JEUDI 7 NOVEMBRE A 13h30 devant le FOYER OLYMPIADE (80 rue de Tolbiac, métro Olympiade) pour partir ensemble montrer notre solidarité face aux consulats !

NI POLICE NI CHARITE ! VIVE LA LUTTE DES SANS PAPIERS !

Action contre Air France et les déportations pendant la Marche des Fiertés à Paris !

De plus en plus d’entreprises s’invitent à la Marche des Fiertés, ce 29 juin c’était autour d’Air France avec un char Person’Aile. Une centaine de personnes ont décidés de bloquer le char, et de rappeler le rôle d’Air France dans les milliers de déportations qui ont lieu 29 juin chaque année.

On relaye ici leur tract, et leur FB: Gouines contre les déportations

Rassemblement contre les rafles, les CRA et les frontières le samedi 22 juin à 15h, à place de La Chapelle

Alors que le centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, vient de vivre, depuis janvier, la seconde révolte collective de retenu·e·s à l’occasion d’une expulsion suite à un vol caché [1] (une dizaine de détenus ont mis le feu à des matelas, entraînant une diminution de 15 places dans ce CRA), un collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes propose de manifester simultanément contre tous les centres de rétention administrative (CRA) de France, le samedi 22 juin. Cette date est aussi l’anniversaire de l’incendie du CRA de Vincennes en 2008, aboutissement d’une révolte collective faisant suite à la mort d’un retenu. Parce que ces révoltes, qui font partir en fumée des places dans les CRA, enrayent la machine à expulser, nous reprenons l’appel à les soutenir.

À Paris, nous appelons à nous retrouver à place de La Chapelle, là où les rafles et les contrôles policiers sont le quotidien de centaines de sans-papiers, comme cela s’est produit le jour de la manifestation Stop Dublin du 25 mai dernier (au moins 9 personnes interpellées, dont 3 ont fini en CRA). Ces rafles aboutissent à l’enfermement des personnes sans-papiers dans des CRA. Dans ces prisons pour étranger·e·s l’État entasse les personnes qui n’ont pas les bons papiers, afin de les avoir sous la main pour pouvoir les déporter. Privation de liberté, angoisse de l’expulsion, matons qui régulièrement tabassent ou humilient conformément à leur rôle de flics, tentatives de suicide, vidéosurveillance, contrôles, fouilles, confiscation des téléphones, difficulté des recours, être attaché·e ou masqué·e lors des expulsions, ne pas être averti·e de son expulsion, être réveillé·e et embarqué·e en pleine nuit, être passible de prison dès qu’on résiste : voilà le lot commun de violences subies par celles et ceux qui n’ont pas les bons papiers.

Nous soutenons les révoltes à l’intérieur des CRA, comme celles récemment à Vincennes et Mesnil-Amelot (grèves de la faim, résistances collectives contre les expulsions, refus de réintégrer les bâtiments, départ de feu, etc.) et nous organisons contre ces taules. Nous apportons notre solidarité aux retenu·e·s et aux révolté·e·s face à la répression : suite à la dernière révolte à Rennes, deux retenus ont été condamnés à deux ans fermes de prison, deux autres à un an ferme et un an à sept mois ferme. Le CRA les a amenés en prison, la prison les ramènera au CRA.

Contre les rafles et les déportations !
Contre les CRA et les frontières !
Contre tous les enfermements !

Soutenons les résistances des sans-papiers face à la violence et au racisme d’État !

[1Très souvent la PAF (police aux frontières) vient chercher les retenu·e·s sans qu’ils et elles soient prévenu·e·s de leur expulsion

Rassemblement devant le CRA de St Exupéry en soutien à tous.tes les prisonnier.es le mardi 23 avril

Rassemblement devant le CRA de St Exupéry en soutien à tous.tes les prisonnier.es le mardi 23 avril

En réponse à l’appel au secours d’une personne détenue et en soutien à tous.tes les prisonnier.es, rassemblement spontané devant le CRA de Saint Exupéry ce mardi 23 avril à 18h30.

Samedi 13 avril, des personnes détenues ont tenté de s’évader du CRA de St-Exupéry pour échapper à l’enfermement, à la répression policière et aux conditions déshumanisantes qu’elles subissent.

Parmi ces personnes, 3 ont réussi à s’échapper et 4 ont été rattrapées, tabassées, placées en garde à vue. Elles ont été déférées devant le tribunal en comparution immédiate ce jeudi 18 avril ; l’audience a finalement été reportée au 3 mai. Dans l’attente de cette prochaine date, la juge a décidé de les enfermer à la prison de Villefranche s/ Saône.

Suite à ces tentatives d’évasion, les flics se sont vengé.es en réprimant les personnes emprisonnées au CRA. Iels ont infligé des punitions collectives : gazages, tabassages, maintien en cellule… Lundi 15 avril, une personne détenue a tenté de se suicider. Les personnes à l’intérieur se sont révoltées et l’une d’elles a lancé un appel au secours et à mobilisation qui a été diffusé le lendemain.

En réponse à cet appel et en soutien à tous.tes les prisonnier.es, rassemblement spontané devant le CRA de Saint Exupéry ce mardi 23 avril à 18h30.

A bas les CRA, à bas les frontières et soutien à tous.tes les prisonnier.es