Emissions de radio contre les prisons pour étrangèr.e.s depuis janvier 2020 !

Ces dernières semaines les révoltes se sont enchainées dans deux centres de rétentions: d’abord à Oissel depuis la grève de la faim lancée le 22 janvier, puis a Vincennes avec le lancement d’une grève de la faim au batiment 2A puis un incendie du même batiment.
Des affiches ou ce site internet ont été les outils pour relayer beaucoup de témoignages et de communiqués écrit mais aussi des émissions de radio où des prisonniers en lutte ont pu s’exprimer. Pour celleux qui sont plus à l’aise avec l’oral on essaye d’en faire un peu la liste.

A Lille, sur radio campus dans une émission du 6 février, des camarades ont diffusé le témoignage d’un prisonnier du centre de rétention de Lille-Lesquin (a côté de l’aéroport). Le prisonnier y raconte le parcours judiciaire de la prison au centre de rétention, des solidarités et des résistances à l’intérieur, les évasions qui ont eu lieu début janvier.

A Lyon l’émission anticarcérale la petite cuillère à relayé dans sa dernière émission de janvier des témoignages de prisonniers du cra de Mesnil-Amelot.

La petite cuillère – jeudi 16 janvier 2020

Puis dans sa première émission de février, iels ont parlé de la lutte à Oissel et à Vincennes:

La Petite Cuillere-6 Février 2020

En Ile de France des prisonnier.e.s ont continué d’utiliser la radio pour raconter leurs lutte à travers deux émissions: l’actualité des luttes et l’Envolée.
A Oissel la lutte dure depuis le 22 janvier: deux grèves de la faim ont eu lieu une le 22 janvier et l’autre le 6 février, les prisonniers ont sortit des communiqués régulièrement, bloqués des couloirs. Un prisonnier enfermé là bas en parle dans deux émission de l’envolée: d’abord le vendredi 24 janvier, juste après avoir arrêté la première grève de la faim qui avait commencé suite à de nouvelles violences policières au mitard.

EMISSION DU 24 JANVIER 2020

Puis le vendredi d’après, pour continuer à parler de la lutte que mène le collectif de retenus de Oissel. Mais aussi pour parler de France Terre d’Asile, l’association censé soutenir juridiquement les prisonniers. Les locaux de l’asso sont collé au mitard (l’isolement) où les keufs ont l’habitude d’attacher et de tabasser les prisonniers. Avec le silence complice de l’association.

EMISSION DU 31 JANVIER 2020

Le 3 février, après plusieurs jours de grève de la faim d’un groupe de prisonniers du batiment 2A, un d’entre eux raconte la répression et les humiliations des keufs depuis le début de la lutte:

CENTRE DE RETENTION

Le 7 février, trois jours après l’incendie (le batiment 2A a été mis hors d’usage), des prisonniers des deux batiments restant parlent en direct à l’Envolée pour raconter la répression (GAV, violences policières, mise au mitard, vols cachés).

EMISSION DU 7 FEVRIER 2020

Vendredi dernier, le 14 février un prisonnier du CRA2B de Vincennes parle de l’ambiance, des violences policières et du racisme des keufs.

EMISSION DU 14 FEVRIER 2020

Pour rappel: Pour s’organiser en Ile de France contre les prisons pour étrangèr.e.s rendez vous le mercredi à 18h30 au CICP (21 ter rue Voltaire, métro rue des boulets L9).

A bas les cra !

“Les consulats doivent refuser de délivrer des laisser passer” Témoignages de prisonniers du CRA3

Depuis l’incendie du bat2A à la prison pour sans papier de Vincennes, le mardi 4 février, il est plus possible de faire rentrer de la bouffe au CRA3. Pour s’opposer à cette nouvelle interdiction des keufs, une trentaine de prisonniers ont refusé les repas ce lundi midi.

Hier, le dimanche 16 février un camarade enfermé au CRA3 de Mesnil-Amelot, a décidé de faire passer le téléphone pour que les prisonniers qui le veulent puissent témoigner.

«  Je pense qu’il faut dire que voila les consulats doivent refuser d’accorder des laisser passer. On est partit à la base pour essayer de mieux s’en sortir. Donner un laisser passer c’est parfois anéantir toute une famille, parce qu’y a du monde derrière nous.

Le retour au pays c’est dur. Ca peut créer beaucoup de pensée dans la tête parce que tu sais pas forcément comment ça sera pour toi là bas.

C’est pas parce qu’on est partit qu’on veut pas revenir au pays, un jours on voudra y rentrer surment. C’est pas parce qu’on est étrangers qu’on a pas le droit de rêver ou de voyager. 

On part pas forcément tous pour des questions d’argent, aussi pour voyager voir autres chose ; réaliser des projets pour ceux qui viennent de la pauvreté. On quitte pas seulement comme ça nos pays, on a beaucoup essayé pendant longtemps là bas et ça a pas marché . Tout le monde à droit de partir si il en a envie.

On fait des rencontres ici, on aime des gens et on a pas forcément envie de quitter ceux qu’on aime.

On a pris des risques quand même pour venir ici, on abandonne nos mamans, nos familles et nos frères pour prendre des risques. Quand on monte sur le zodiac c’est qu’on est déterminé. C’est qu’on a perdu espoir chez nous. C’est pas qu’on crache sur nos pays.

On est des êtres humains, on doit pas être traité comme des animaux, comme des chiens.

ici on nous met beaucoup de pressions surtout psychologiquement on nous détruit petit à petit. On meurt intérieurement doucement. On est sous les avions toute la journée, donc tout le monde entend tout le temps les avions.

Tu veux rajouter quelque chose ?

Chez nous, dans la majorité des pays africains y a pas de cra. Tout le monde vient et il ne faut pas impérativement un visa. Parfois ici on nous traite de clandestins ou d’immigré économique. Mais quand les employés des grandes entreprises vont dans nos pays, c’est pas des immigrés économiques ? Les grandes entreprises nous prennent tout.

Qu’ils nous traitent comme des êtres humains, nous ne sommes pas des animaux. On nous parle tout le temps de mondialisation mais c’est que dans un sens. Les grandes entreprises nous prennent tous chez nous.

En fait c’est ça que je veux dire. Y a un frère qui veut rajouter quelque chose. »

 

 

« On est tous la par rapport à la situation, par rapport au condition. Sans te mentir on a vraiment un gros soucis par rapport à l’encadrement. On est tous des renois en fait. C’est les keufs qui choisissent. Ils placent les rebeu d’un côté, et les renois d’un autre.

Psychologiquement ici c’est vraiment dur. Puis c’est pas pareil si t’es un arabe ou un renoi.

On sait que nous avons tous les mêmes problèmes. C’est la préfecture qui nous enferme.

Et on vit tous l’injustice. La manière dont on nous traite comme des chiens.

Les astuces que les policiers utilisent pour nous arrêter en nous traitant de voleurs. C’est difficile à accepter. Souvent tu te poses la question : « Mais qu’est ce que j’ai fait pour être ici? ». Ca te travaille. Pourquoi nous faire souffrir comme ça. Tous ça c’est difficile à vivre.

Je me pose beaucoup de questions, pourquoi est ce qu’on est là. Tous ce qu’on peut nous reprocher c’est d’être des sans papiers. Alors ils ont pas à nous traiter de voleurs ou de violeurs. Quand ils nous traitent de violeurs, de voleurs qu’ils sortent les preuves. Au lieu de créer des astuces qui permettent de nous arrêter.

Si ils peuvent pas même trouver une preuve contre toi ils hésiteront pas a créer des preuves pour nous arrêter et nous mettre en cra.

Qu’ils nous traitent des êtres humains, comme des hommes déjà. Mais on voit comment ils reagissent avec le peuple français. C’est chaud. Ils pourraient commencer par faire autrement avec les gilets jaunes.

Ils font tout pour nous empêcher d’être bien, ils nous mettent pas les documents qu’on demande.

On nous juge sans avocat, sans rien du tout.Des fois on se demande elle est où la compassion des êtres humains ? Comment je me défends sans avocat ?

On veut que nos ambassades ne délivrent plus de sans papiers avec les gens. On veut les papiers et la stabilité. On nous reproche d’être sans papier mais est ce qu’on l’a décidé ?

Ils essayent de monter les gens les uns contre les autres. Voila je le dis ce que je ressens. Juste on a besoin d’un bon changement par rapport à notre situation.

Nous ce qu’on c’est vivre, normal quoi.

Pour certaines procédures certains collègues ne voient même pas le consulat et ils ont des laisser passer. Pendant qu’ils sont non documenté on leurs met un destination de leurs pays. Ici ils ne nous font pas de cadeaux. Si ça peut aider les suivants, on espère quoi. Je passe le téléphone. »

 

 

« Moi mon cas est très particulier. J’suis mineur à l’heure où je vous parle. J’ai quitté l’Allemagne, le 4 janvier. Et depuis janvier je me suis présenté à la préfecture de Saône et Loire à Macôn. Et de la j’étais partit pour qu’on m’évalue et qu’on me considère comme mineur.

En fait j’avais demandé le visa depuis le pays avec le passeport de mon frère en 2018 mais ils m’ont refusé. Mon frère m’a amené au Maroc et il s’est battu pour me faire passer. Je suis passé en Espagne au 3e mois. Et je suis partit vers l’Allemagne.

J’ai des documents qui atteste que je suis mineur comme mon extrait de naissance. L’ambassade a juste eu la copie de mon passeport. La je me bats avec la Cimade. Il me refuse même le système Dublin. Ils veulent te renvoyer en Guinée alors que je devrais être renvoyé en Allemagne. Franchement même si on me libère, je pars de France dès que je peux. »

 

 

 

«  Le problème pour moi c’est qu’on m’amène a l’ambassade mais j’ai jamais eu de documents même au pays. Pourtant j’suis demandeur d’asile en italie mais rien à faire.

Maintenant il faut que je reporte mon audience en Italie. Ca fait bientôt deux mois que je suis la. Ils doivent faire mon empreinte sur le fichier Eurodac mais ils refusent. Vu que c’ était la grève des avocats j’avais pas eu d’avocats au début.J’ai pris un avocat privé »

 

« Ca fait bientôt 8 ans que je suis là, j’ai un contrat de travail. J’ai des preuves. Je suis partit à la préfecture pour faire une demande après on m’a donné une attestation de depôt comme quoi ma demande elle est en cours de traitement. Mais les policiers qui m’ont contrôle ils en ont rien fait. Ils m’ont amené en centre de rétention.

Ils ont dit qu’ils m’ont donné le repas dans leurs procès verbal mais c’est leurs paroles contre la mienne. En 24h j’ai mangé qu’à mon arrivé au centre de rétention. Entre temps même pour boire j’ai eu des problème mais jamais eu à boire. J’ai eu des maux de tête a cause de cette garde a vue.. J’ai attestation de domiciliation et tout les papiers. Mais ils n’en ont rien a foutre. Pour eux je suis juste un sans papiers.

On est toujours dans le même pétrin. Ils arrêtent pas de nous donner des laisser passer frauduleux pour nous mettre des vols. »

 

« Moi je suis venu ici depuis 1994. J’ai 67 ans aujourd’hui. J’étais malade de tuberculose le préfet m’a donné le papier. Après il m’a arraché le papier. Et chaque année moi je suis dans le centre de détention là. Ca fait 5 fois que je suis là dans le même centre de rétention. Malheureusement le juge n’a jamais dit au préfet de me donner les papiers. Ca fait 26 ans maintenant. Même la Cimade est au courant. »

« Nous on est la. Ils veulent m’expulser mais c’est un faux laisser passer.

Le consulat m’a envoyé un papier comme quoi il m’a jamais livré de laisser passer à mon nom. Depuis tout ce temps ils m’ont proposé deux vols.

Il faut d’abord que je parte voir le consulat pour voir si je suis de cette nationalité. La ils me présentent un faux laisser passer. C‘est pas le même modèle que ceux que donnent le consulat d’habitude. La police dit que c’est pas son problème et que le préfet a décidé comme ça.

Par rapport à ca l’avocat me dit que je dois faire une demande d’asile.

Ca fait 6 semaines, et j’ai déjà eu deux vols. Le deuxième vol c’était un caché. Je prends ma douche ca toc et toc la c’est la police. J’avais pas vu mon nom sur la liste. Ils me disent « Nous c’est pas notre problème ».

J’ai demandé et j’ai montré mon papier au policier, mais il me dit «Ouai normalement t’as raison mais nous on fait que notre boulot et si le préfet dit de t’emmener la bas on le fait. » J’ai dit non en disant je veux voir mon consulat.

Je leurs ai dit de toute façon il me faut du temps pour préparer le retour au pays.

Moi je savais pas que si t’avais pas de papier tu pouvais pas porter plainte. Pendant un an j’ai demande de l’argent a quelqu’un qui m’a employé. J’ai décidé de porter plainte mais finalement j’ai été en GAV. J’ai fait 48h au poste et ils m’ont amené au centre de rétention.

Au commissariat on me dit tu vas signer et après on te ramène. Je dis « Tu veux me ramener ou. ? »

 

Y a carrément des gens qui sont malade ici, des diabétique ou des gens qui attendent des hospitalisations et on les laisse toujours là. Il va faire 90 jours et après on le libère.

Si y a des visites on a plus le droit de ramener rien du tout. On mange a 18h jusqu’au lendemain demain matin. Avant on pouvait ramener les gâteaux, maintenant faut manger ça sur place.

Y a pas de raisons. Ils disent que c’est a cause de Vincennes, qu’ils ont brûle a cause de ça, qu’ils rentraient les choses avec la nourriture ou les bouteilles de coca.

Ici sincèrement ils s’en foutent de nous. On leur a dit ici on est pas a Vincennes.

Même les douches elles sont tellement sale mais ils s’en foutent. Ils passent la serpillière vite fait dans les chambres et c’est tout.

Moi j’ai fait deux ou trois fois des demandes de régularisations mais ca a pas marché. J’ai personne au bled, j’ai pas de toits pas de famille la bas. Je vais dormir ou après l’aéroport ?

Parce que moi mon asile est politique.

On dort pas tout le temps on est la. Carrément on sait pas comment ca va se passer. On nous prévient pas, au moins que je prévienne la famille qu’elle me ramène tout mes vêtements et un peu d’argent.

J’aimerai bien qu’on me fasse libérer. Etre libéré ce serait bien. Regarde on demande que la liberté c’est tout. Mais ça c’est pas leurs problème c’est le préfet jsais pas.

On nous mets dans des conditions vraiment abusifs. On espère sincèrement que ça va changer. »

 

« Je suis au centre de rétention depuis un mois et huit jours. Et je suis sans famille. Sans aucune ressource. Je suis vraiment dans un cas précaire. Ca fait 46 ans que je suis en France. Ils m’ont retiré les papiers depuis 84. Depuis 84 je suis sans papier. Ils m’ont retiré mon fils a l’époque qui a été placé à la DASS. Ils l’ont placé dans une famille d’accueil. Jusqu’à maintenant je sais pas où il est.

Chaque fois mon pays refuse de donner un laisser passer. J’ai un certificat comme quoi j’ai pas . Je suis tombé plusieurs fois. Ils m’ont envoyé voir le consul une deuxième fois. Ils attendent vraiment la réponse du consul, mais il veut pas répondre. Au maximum tu vas faire trois mois et tu vas être libéré m’ a dit le consul.

Une fois que je suis dehors la Cimade m’a dit qu’il faut faire un recours d’apatride.

Ils veulent pas me laisser sortir faire une opération pour la prostate. Alors que j’ai fait les test et qu’il faut que je me fasse opérer. »

 

 

Pour rappel: Rendez vous tous les mercredi à 18h au CICP pour l’assemblée d’IDF contre les centres de rétention ! C’est au 21ter rue Voltaire, métro rue des boulets sur la ligne 9.

مركز فانسين للإحتجازالإداري يحترق  :وقفة احتجاجية تضامنا مع السجناء

Traduction en arabe du texte “Feu au cra de Vincennes”

منذ الثلاثاء الماضي، بفضل الحريق الذي شب داخل مركز فانسين للإحتجازCRA de Vincennes، أصبح أحد المباني بكامله غير صالح للإستخدام. لا يتوقف كفاح الموقوفين داخل هذا السجن المخصص للأشخاص البدون أوراق الإقامة، لكن القمع البوليسي يضرب بقوة. ذلك هو حال بعض السجناء المحتجزين حاليا لدى الشرطة، رهن الحراسة النظرية. إنه واجبنا من خارج الأسوار مسنادتنهم ودعم نضالهم.
منذ عدة أيام ، شن السجناء في المبنى 2A في مركز الاعتقال الإداري في فانسين إضرابا عن الطعام. اعقب ذلك حملة قمع عنيفة من قبل رجال الشرطة.
وفي مساء يوم 4 فبراير، اتصل السجناء بهدف إبلاغنا بإن المبنى المخصص للمهاجرين الذين لا يتوفرون على اوراق الإقامة، قد شبت فيه النيران وقد تمت محاصرةجميع السجناء في 2A و 2B من قبل شرطة
مكافحة الشغب في فناء المبنى. كما تعرض السجناء كذلك للتهديد والضرب، ثم إجبارهم على البقاء هناك لعدة ساعات تحت المطر والبرد، في الوقت الذي تم فيه اقتحام وتفتيش المبنى 2B.
هذا وقد تم نقل حوالي 30 شخصا من سجناء CRA 2A إلى مركز الشرطة، ليلة الحريق، بذريعة أن الغرف غير صالحة للاستعمال. وقد تمت إعادتهم في اليوم التالي، على ما يبدو، دون وضع أي شخص رهن الحراسة النظرية.وقد تم نقل بعضهم إلى CRA 1 حيث أصبحوا الآن أكثر عددًا في الغرفة الواحدة ؛ فيما البعض لآخر في CRA 2B يُجبر على النوم على أسرة محترقة ؛ وما زال آخرون في Palaiseau أو Mesnil-Amelot.
عقب الحريق الذي اندلع في مبنى CRA 2 في فانسين ، جاء رجال الشرطة في الصباح الباكر للبحث عن العديد من السجناء. وقد تم وضع العديد منهم رهن الحراسة النظرية.يوجد بعضهم في مركز شرطة بالدائرة العشرين في باريس ، والبعض الآخر في مركز شرطة بالدائرة الثانية عشر. من المحتمل أن يتم إحالتهم إلى المحكمة في الأيام القادمة.
خبر سار: أصبح المبنى 2A غير قابل للاستخدام بالفعل ، ويجب القول أنه يمكن من الخارج أن تشاهد أن النوافذ قد تحطمت وأن السقف في حالة سيئة!تم تحرير بعض الأشخاص بسبب الحريق، وعلى ما يبدو لا يقل عددهم عن 14 شخصا.
إنها لحظة مهمة. يتواصل الكفاح من داخل مراكز الإحتجاز من أجل الحرية وجعل هذه الأماكن تختفي، في ضل رد فعل الدولة والشرطة بقمع واخماد هذه الإنتفاضات. يجب الآن أكثر من أي وقت مضى، ان نقوم بتنظيم التضامن من الخارج!
موعدنا الأحد 9 فبراير، على الساعة الرابعة مساءا.
شارع la Chapelle على مستوىشارع Caplatبجوار محطة مترو Barbès.

 

Oissel : “les gens ils reviennent bleus, ils stoppent la caméra quand ils te frappent”

Alors que les médias laissent beaucoup de place aux mensonges des flics de Oissel, qui arrivent meme à nier qu’il y a des violences quotidiennes dans le centre, voici le témoignage d’un prisonnier du CRA de Oissel qui a été ensuite transféré dans un autre CRA et enfin libéré.

Contre les violences policières et l’enfermement, la lutte des prisonniers-ères contre les CRA continue !

Liberté pour tou.te.s, solidarité avec les prisonniers-ères de Oissel et partout ailleurs !

“La bas c’est pas comme ici. Ils font des provocations, de l’isolement, ils aiment pas les arabes, ils profitent parce que les gens ils parlent pas français. Quand le chef de centre est pas là ils font ce qu’ils veulent.

Y’a pas de caméra à l’isolement, les gens ils reviennent bleus, ils stoppent la caméra quand ils te frappent. Ils m’appellent pour le médecin et en fait ils me frappent avec leurs
rangers.

Si tu tu déclares pas, si tu parles pas,si tu fermes ta gueule, on te laisse tranquille.
La bas je dors pas.
Le groupe de la nuit ils sont magnifiques.
La cheffe de centre on dirait elle a peur d’eux, elle refuse qu’ils parlent avec elle, elle veut pas que je lui montre qui c’est.

Ils m’ont frappé, j’ai 2 dents cassées, ils ont continué de me frapper à l’isolement. Quand ils frappent ils mettent les gants. Ils m’ont mis le
casque, le scotch pour pas que je parle
J’ai parlé à la police nationale.

(En parlant des 2 matons très violents 🙂 y’a 40 à 60 personnes dans le centre qui ont peur d’eux. Ils ont voulu m’envoyer en prison. Ils sont venus pour m’envoyer en garde à vue puis prison.

La grève de la faim elle a duré 3 jours, ont l’a faire à cause des violences tous les jours. Les gens ont peur d’aller manger car ils cherchent toujours quelque chose pour nous frapper.

Les juges de Oissel sont racistes. Moi je lui ai dit bonjour, il m’a pas laissé finir et il m’a dit : “30 jours”

La bas on dort 6 sur 6. Y’a quelqu’un il a son bras cassé. Les gens ils pleurent la bas, et moi je peux pas dormir. La promenade est fermée toutes la journée, les heures de manger ils respectent pas.

Y’a de la haine. La bas ils disent : y’a pas de chefs, c’est nous les chefs. Ils sont jaloux entre eux.
Ils disent de moi que je vais balancer. Y’a un journaliste il devait venir à 11h et ils m’ont transféré à 5 heures du matin. En plus c’était
le groupe qui frappait tous les jours. Ils ont perdu mon appareil dentaire, il m’a coûté 2000 euros.

C’est de malins. Samedi dimanche on dirait c’est des boîtes de nuit. Quand ils m’ont transféré c’était la BAC, il m’ont fait signer un
papier. La PAF, ils avaient peur de la BAC, ils m’ont proposé un café. Y’a un policier qui travaille la bas il était à la BAC avant, il a été
déposé du coup il a la haine. Y’en a un il marche comme le loup. Ils étaient à 10 contre 1 c’est quoi ça? Les autres ils comprennent pas la loi.

Je me fais frapper presque tous les jours
La bas on peut aller à l’isolement à cause d’une bouteille d’eau. Si j’ai oublié un papier après manger je sais c’est la fin pour moi.
Ici c’est bien, le centre de Oissel il faut tout changer. Y’a une policière elle va arrêter tellement c’est horrible. Ils retirent leur numéro (matricule).

Le jour ou je me suis fait cassé le pieds, ils m’ont pas autorisé à voir le médecin. J’ai déposé plainte à Rennes, j’ai fait un certificat. Le juge il a envoyé un médecin mais il a révisé (comprendre il a considéré que c’était un élément suffisant). Heureusement y’a pas de pistolet la bas. Ils sont bourrés.

A Oissel il faut que tu marches comme un âne. Jamais ils libèrent la bas. Si je fais tomber un verre la bas, c’est isolement.

Y’a un gars il lui ont cassé l’épaule, du coup ils l’ont mis à l’isolement. Ils peuvent pas l’expulser maintenant car il est venu avec un visa tourisme. Tous les jours il l’emmènent à l’hôpital. C’est trop des malins.
Ils nous donnent des médocs avec une date mort (= médocs périmés).”

La lutte ne s’arrête pas à Oissel: “Aujourd’hui les retenus organisent une mobilisation”

Une semaine après la dernière grève de la faim, les personnes enfermées dans la prisons pour sans-papiers de Oissel avaient décidé de recommencer une grève de la faim. En assemblée ils ont décidé d’arrêter la grève de la faim après 24h et de continuer la lutte d’autres manières.Plusieurs communiqués ont continué à sortir dénonçant les conditions de rétention pourries, les violences policières et la connivence de France Terre d’Asile (deuxième, troisième, quatrième communiqué).
Malgré les intimidations et les attaques (dans la presse aussi), leur lutte ne s’est pas arrêtée : force et courage à eux !

Voici le communiqué qu’ils ont écrit, à faire tourner au maximum :

Nous vous informons que les retenus du CRA de Oissel étaient de nouveau en grève de la faim de 24h pour tenter d’obtenir la fin des violences policières. Aujourd’hui les retenus organisent une mobilisation au tour du porte parole pour discuter et pour définir d’autres actions afin de dénoncer les mauvais traitements inhumains.

On revendique la fin des violences policières, de la xénophobie et de leurs racismes. Nous réclamons à ce que ces policiers qui nous provoquent sans arrêt soient affectés ailleurs dans d’autres services. Ils ne sont pas propriétaire du lieu (le CRA).

 

 

Les prisonniers du CRA de Oissel reprennent la grève de la faim !

 

Une semaine après la dernière grève de la faim, les personnes enfermées dans la prisons pour sans-papiers de Oissel ont décidé de recommencer une grève de la faim.
Plusieurs communiqués ont continué à sortir dénonçant les conditions de rétention pourries, les violences policières et la connivence de France Terre d’Asile (deuxième, troisième, quatrième communiqué).
Malgré les intimidations et les attaques (dans la presse aussi), leur lutte ne s’est pas arrêtée : force et courage à eux !

Voici le communiqué qu’ils ont écrit, à faire tourner au maximum :

Bonjour,
nous vous informons que les retenus du CRA de Oissel ont décidé, ce vendredi 6 février, la poursuite de leur grève de la faim contre les mauvaises conditions de rétention, et se plaignent de ces traitements inhumains

Le collectif

Vincennes en feu : rassemblement de soutien aux prisonniers

Prisons are for burning sticker

Grâce à un bel incendie, depuis mardi dernier un batiment entier du centre de rétention (CRA) de Vincennes est devenu inutilisable. Dans cette prison pour sans-papiers, la lutte des personnes enfermées ne s’est pas arretée. Mais la répression frappe forte, certains prisonniers sont maintenant en garde à vous. C’est à nous, depuis l’extérieur, de les soutenir.

Depuis plusieurs jours les prisonniers du bâtiment 2A du centre de rétention administrative de Vincennes avaient lancé une grève de la faim. Une répression violente de la part des flics avaient suivi.

Le 4 février au soir des prisonniers ont appelé pour dire que le bâtiment de la prison pour sans papiers étaient en feu. Tous les prisonniers du 2A et du 2B ont été encerclés par la police anti-émeute dans la court de leur bâtiment. Les flics les ont menacé et tabassé. Les prisonniers ont dû rester là-bas pendants plusieurs heures, sous la pluie et au froid. Pendant ce temps, des fouilles ont eu lieu au 2B.

Une trentaine de prisonniers du CRA 2A ont été emmenés passer la nuit de l’incendie dans un comico, vu que les chambres étaient inutilisables. Ils sont rentrés le lendemain, sans visiblement que personne n’ait été placé à GAV, mais une enquête est en cours. Certains ont été transférés au CRA 1 où ils sont maintenant encore plus nombreux par chambre ; d’autres au CRA 2B où certains sont obligés de dormir sur des matelas brûlés ; et encore d’autres au CRA de Palaiseau ou du Mesnil-Amelot.

Suite à l’incendie du batiment 2A du CRA de Vincennes, jeudi matin les flics sont venus au petit matin chercher plusieurs prisonniers. Plusieurs d’entre eux sont en garde à vue. Certains au commissariat du 20e, d’autres au commissariat du 12e. Ils vont probablement été déférés dans les jours qui viennent.
Bonne nouvelle : le bâtiment 2A est réellement rendu inutilisable, il faut dire que depuis l’extérieur on peut voir que les fenêtres ont volé en éclats et que le toit est dans un sale état ! Il y a eu des libérations du fait de l’incendie, apparemment au moins 14 !

C’est un moment important. A l’intérieur des CRA, les gens continuent à se battre pour la liberté et pour faire disparaitre ces lieux. L’État et la police réagissent et essaient d’étouffer ces révoltes. Maintenant plus que jamais, organisons notre solidarité depuis l’extérieur !

RDV Dimanche 9 Février, à partir de 16 heures,Automatic word wrap
Bvd de la Chapelle au niveau de rue Caplat, à côté du métro Barbès.

Ce sont les révoltes qui ferment les CRA !Automatic word wrap
Solidarité avec les prisonnier.e.s !

Le CRA de Vincennes brûle

MISE A JOUR/ 6 février

Attention suite à l’incendie du batiment 2A du CRA de Vincennes, les flics sont venus au petit matin chercher plusieurs prisonniers. Plusieurs d’entre eux sont en garde à vue. Certains au commissariat du 20e d’autres au commissariat du 12e.

Il y a un ressemblement en cours devant le commissariat du 12e pour soutenir un lycéen de paul Valéry en GAV. Au cours de ce rassemblement, quelqu’un a pris la parole pour parler des retenus de Vincennes.

Des papiers pour tout.es ou pas de papiers du tout !

MISE A JOUR / 5 février

Hier mercredi 5 février, suite à la destruction du Batiment 2A du CRA de Vincennes, une trentaine de personnes sont allées crier leur solidarité avec les prisonniers. Les retenus du bâtiment 2B, bâtiment dans lequel des matelas avait également brulé la veille, ont répondus en criant liberté. Quelques minutes après les personnes en contact avec l’intérieur ont eut plus de détails sur ce qu’il s’est passé pour les retenus depuis l’incendie.

Une trentaine de prisonniers du CRA 2A ont été emmenés passer la nuit de l’incendie (nuit du mardi 4) dans un comico vu que les chambres étaient inutilisables. Hier soir (le mercredi 5) ils sont rentrés, sans visiblement que personne n’ait été placé à GAV (info en cours de vérification), mais une enquête est en cours. Certains ont été transférés au CRA 1 où ils sont maintenant encore plus nombreux par chambre ; d’autres au CRA 2B où certains sont obligés de dormir sur des matelas brûlés ; et encore d’autres au CRA de Palaiseau ou du Mesnil-Amelot.
Pour montrer notre solidarité avec les prisonniers : les numéros de cabines de ces différents CRA.

Bonne nouvelle : Le bâtiment 2A est réellement rendu inutilisable, il faut dire que depuis l’extérieur on peut voir que les fenêtres ont volé en éclats et que le toit est dans un sale état ! Il y a eu des libérations du fait de l’incendie, apparemment au moins 14 !

 

4 février

Après plusieurs jours de luttes et de répression violente, ce soir 4 février des prisonniers ont appelé pour raconter que des incendies sont en cours dans deux batiments du CRA de Vincennes. Les batiments ont été endommagés.

Tous les prisonniers sont dans la cours, encerclés par les keufs qui les empechent de bouger, en les laissant sous la pluie. Des prisonniers parlent d’une personne blessée mais les informations restent confuses.

Ne laissons pas les prisonniers isolés, soyons solidaires, soutenons les révoltes !

A bas les CRA !

 

Pour faire des parloirs avec les prisonniers, infos ici

Pour appeler les cabines :
Vincennes 1 : 01 45 18 59 70 – 01 45 18 12 40 – 01 45 18 02 50
Vincennes 2 : 01 48 93 69 47 – 01 48 93 69 62 – 01 48 93 90 42
Vincennes 3 : 01 48 93 99 80 – 01 43 76 50 87 – 01 48 93 91 12

Solidarité avec les révolté.e.s : Le CRA de Vincenne en feu !

Depuis plusieurs jours les prisonniers du Bâtiment 2A du centre de rétention administrative de Vincennes avaients lancé une grève de la faim. Une répression violente de la part des flicss flics avaients suivis (article sur la grève de la faim et la répression). Hier soir 4 février des prisonniers ont appelé pour dire que le bâtiment de la prison pour sans papier étaient en feu. Tous les prisonniers du 2A et du 2B ont été encerclé par la police anti-émeute dans la cours de leur bâtiment. Les flics les ont menacé et tabassé. Les prisonniers ont dû rester là-bas pendants plusieurs heures, sous la pluie et au froid. Pendant ce temps, des fouilles ont eu lieu au 2B. Vers minuit les flics embarquent au moins une trentaine de personnes dans 4 camions pour les ramener ont sait pas où. La dizaine de personnes du 2A qui sont restés au CRA, sans affaires ni vêtements, ont dû dormir sur les tables de la cantine ou sur des matelas cramés dans un autre bâtiment. Ce matin les prisonniers confirment que le bâtiment 2A est inutilisable suite à l’incendie. Jusqu’ici, aucune nouvelle à circulé dans la presse : la préfecture essaie encore une fois d’étouffer les luttes et de passer sous silence toute résistance. A cet heure au moins une dizaine de personnes ont été libérées grâce à cette révolte. Pour la trentaine de prisonnier déplacé on sait toujours pas où ils sont.

Rendez-vous ce soir pour un point info à 18h30 à la place de la fraternité à Montreuil. Soyons nombreux.ses, ne les laissons pas seuls !

Pour montrer notre solidarité avec les prisonniers, voici les numéros de cabines :

2A : 01 48 93 69 47/69 62/90 42

2B : 01 43 76 50 87

01 48 93 99 80/91 12

Ce sont les révoltes qui ferment les CRA !

Solidarité avec les prisonnier.e.s !

Communiqué du 4 février 2020 des prisonniers de Oissel: “Notre mobilisation continue”

Depuis le mercredi 22 janvier 2020, les prisonniers de Oissel s’organisent pour résister face à la PAF (police aux frontières) qui tabasse, humilie et expulse. Mais aussi pour demander le départ de l’association du centre de rétention, France Terre d’Asile, qui plutôt que de soutenir les prisonniers dans leurs revendications prefère invisibiliser leurs luttes et se mettre du côté des keufs.

“France Terre d’Asile n’est qu’une association de paille” : les prisonniers demandent le départ de FTDA du CRA de Oissel !

Pour le moment la seule réponse des keufs ca a été de proposer des repas végétariens degueu, mais les problèmes importants sont toujours là: les violences policières, le mitard, FTDA, les expulsions.

 

“Bonsoir,

Nous vous informons que notre mobilisation continue pour obtenir satisfaction sur l’ensemble de nos revendications (conditions de rétentions). Si nous ne sommes pas entendus, nous serons bien obligés de faire un appel à nouveau à la grève de la faim. La décision à été prise à la réunion d’hier (du 03 février) par les retenus.

Mais nous gardons espoir que les choses évoluent. Nous remercions tous les associations qui nous soutiennes et qui nous apporte leur solidarité, dans cette mobilisation qui est juste.

Les prisonniers de Oissel, le  4 février

 

La veille les prisonniers du collectif de retenus de Oissel tenaient à informer qu’un des prisonnier tabassé cette semaine par la police avait été liberé le 03 février.

Suite à cette libération, on maintient notre mobilisation. Aujourd’hui une réunion se tiendra. Vu la tournure des évènements pour discuter et pour définir d’autres actions.

 

Pour rappel si vous voulez apporter votre solidarité aux prisonniers en lutte de Oissel ou d’ailleurs:

Dans tous les centres de rétentions (sauf quand la police les casse) y a des cabines publiques auxquelles les prisonniers ont accès sans intermédiaire.

Cabine Oissel:  02 35 68 61 56 / 77 09