Contre les CRA et les frontières : appel à une assemblée publique

Les centres de rétention administrative (CRA) existent depuis 1981 et servent à enfermer des personnes qui n’ont pas les bons papiers, dans l’attente de leur expulsion. Ils sont pensés comme l’anti-chambre de l’expulsion mais sont avant tout des espaces d’enfermement et de tri, des bons et mauvais sans papiers. 
L’enfermement maximal dans les CRA est de 90jours, soit 3 mois, dans des conditions particulièrement pourries. Le Covid, comme dans tous les autres lieux d’enfermement, a empiré la situation d’une part d’un point de vue sanitaire (l’accès aux droits est restreint, l’accès aux soins et l’hygiène sont quasiment inexistants dans les CRA) mais également d’un point de vue répressif puisque l’Etat profite des refus de tests PCR pour criminaliser les prisonnier-ère-s et les enfermer encore plus.
Face à ça, de nombreuses révoltes ont eu lieu cette année dans les CRA : incendie au Mesnil-Amelot (à côté de l’Aéroprot Roissy-Charles de Gaulle), grèves de la faim, révoltes et évasions. C’est avant tout pour continuer à soutenir ces luttes que l’assemblée contre les CRA en Ile de France existe et appelle celleux qui voudraient nous rejoindre ou tout simplement en apprendre plus sur les luttes dans les CRA à une réunion publique mercredi 22 septembre à 19h à la Parole Errante à Montreuil.

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ASSEMBLÉE PUBLIQUE CONTRE LES CRA : COMPTE-RENDU DE LA RÉPRESSION ET PROCHAIN RENDEZ-VOUS

Ce dimanche s’est tenue une assemblée publique contre les CRA,
malgré la répression et le harcèlement policier. Au rendez-vous
initial place de la Réunion, les flics tournaient déjà mais n’ont
pas pu faire grand chose grâce au marché qui se tenait sur la place
et a permis de nous protéger un peu. Vu qu’ils nous surveillaient pas mal, on a décidé de bouger à un métro proche et après quelques minutes de discussions, on a fini par aller dans une cour qu’un camarade connaissait à côté. Continuer la lecture de « ASSEMBLÉE PUBLIQUE CONTRE LES CRA : COMPTE-RENDU DE LA RÉPRESSION ET PROCHAIN RENDEZ-VOUS »

FACE AUX CRA ET LEURS MORTS, CONSTRUISONS LA RIPOSTE. Assemblée publique mardi 3 décembre au Cicp

Dans les centres de rétention administrative (CRA), véritables prisons pour les personnes qui n’ont pas les « bons papiers », à l’abri des regards de la population, la rétention est insoutenable : bâtiments pourris, bouffe immangeable, refus d’accès au soin.

LES CRA TUENT

Les prisonniers-ères sont poussé⋅es à bout : les violences policières sont quasi quotidiennes, et dans les CRA de femmes, les violences sexistes sont fréquentes. Dans ce contexte insupportable, les infirmiers et les médecins collaborent et essayent de pacifier la situation, en filant notamment des calmants et autres médocs.
À Vincennes, depuis août deux prisonniers sont morts d’une overdose de médicaments, le dernier Mohammed, un prisonnier de 19 ans, est décédé le 8 novembre dernier.

LA GUERRE AUX SANS PAPIERS CONTINUE

Ces morts ne sont ni des accidents, ni des bavures, elles résultent de choix politiques qui s’étendent au-delà des murs de ces prisons. Parti en campagne électorale sur les plate-bandes du Rassemblement National(ex-FN), Macron a clairement affiché que la lutte contre l’immigration sera au cœur de la seconde partie de son mandat. Outre ses annonces nauséeuses sur la mise en place de quotas d’immigré⋅es, il fait construire de nouvelles places en Centre de Rétention Administratifs. En parallèle, les rafles se multiplient, les campements sont démantelés, et celleux qui se font choper sont mis⋅es en rétention et expulsé⋅es.
Réagissons!

LES LUTTES A L’INTERIEUR NE S’ARRETENT PAS

Malgré tout, à l’intérieur, des luttes s’organisent régulièrement. La
semaine dernière une grève de la faim a été lancée au CRA du Mesnil-Amelot, et depuis septembre, les tentatives d’évasion, incendies, résistances individuelles ou collectives face aux déportations et à la police sont quotidiennes.

Ce n’est surement pas l’envie et le besoin de se révolter des
prisonniers-ères qui manque, mais bien une solidarité réelle à
l’extérieur. Comment construire un rapport de force pour que ces morts cessent ?

Nous lançons une assemblée publique, ouverte à tou⋅tes celleux qui veulent lutter pour la disparition des CRA.

Pour ne pas oublier Mohammed et tou⋅tes les autres, pour combattre les violences policières et médicales dans ces prisons, pour soutenir les luttes des prisonniers-ères, partageons nos expériences et décidons ensemble de la mobilisation à mener. Venons nombreuses et nombreux, que l’on connaisse bien ou pas du tout la situation dans les CRA et construisons la riposte ensemble !

ASSEMBLEE PUBLIQUE
MARDI 3 DECEMBRE à 19H
au CICP
(21ter rue Voltaire, métro Rue de Boulets/Nation)

A bas les CRA !