Balade et répression au cra de vincennes

Reprise d’un article publié ici et racontant la répression d’un parloir sauvage : vérification d’identité pour tout ceux qui sont allés crier leur solidarité aux enfermés du CRA de Vincennes.

Il y a quelques jours, une petit trentaine de personnes se retrouvaient pour aller soutenir des personnes enfermés au CRA de Vincennes, en Île-de-France.

La réaction de la police face à ce type de rassemblement, c’est-à-dire au pied d’un lieu d’enfermement, a toujours été variable selon les années, selon ce qu’il se passe à l’intérieur du cra, selon les villes…

La particularité de Vincennes c’est qu’une école de police jouxte le cra. On a parfois l’impression que nous sommes, à l’intérieur comme à l’extérieur, leur terrain d’apprentissage.

En tout cas, ces derniers temps, lors des parloirs collectifs à Vincennes, ce qu’il se passait c’était qu’après avoir compris ce que nous faisions, soit chanter des slogans en solidarité avec les enfermés, et, crier un numéro de téléphone sur lequel ils peuvent appeller pour raconter ce qu’il se passe au cra, les keufs nous encadraient jusqu’à ce qu’on re-rentre dans la station de RER signant la fin du parloir.

Mais cette fois, cela ne s’est pas passé comme ça : au lieu de nous encadrer, ils nous ont stoppés puis arrêtés. Collectivement, nous avons refusé de donner notre identité pour lutter contre le fichage et la potentielle amende. De plus en plus de fourgons de police sont arrivés et la petite trentaine de personnes alignée le long du mur a été emmenée en vérification d’identité dans différents comicos. Certains ont été très rapidement notifié d’une GAV pour « attroupement en vue de… ».

Tout le monde a fini par être relâché au cours de la soirée, en ayant tenu le « sous x ».
Quelle aventure !
Qui ne nous empêchera pas de continuer à hurler notre solidarité envers les personnes enfermées

Feu au cra, nik la paf