Vallée en lutte, pour s’informer sur la lutte dans les alpes du sud !

https://valleesenlutte.noblogs.org/

On relaye ici un site de copain.e.s sur ce qui se passe dans les alpes du sud.. où la frontière est omniprésente !

Solidarité dans le combat contre la frontière !

Des nouvelles d’une frontière: ouverture d’un nouveau lieu autogéré à Oulx !

On fait tourner un article sur un lieu qui a ouvert début décembre pas loin de la frontière italienne. Ces dernières années la frontière entre l’italie et la france a connu un gros processus de militarisation, d’abord entre Vintimille et Menton puis de plus en plus entre Briançon et Clavière ou Bardonecchia. Début octobre, les keufs italiens ont expulsés un refuge auto-géré ouvert depuis plus de 7 mois a Clavière. A oulx c’est la suite de cette lutte qui continue !
Soutiens aux copain.e.s en lutte contre les frontières partout dans le monde !

Oulx ouverture d’un lieu a la frontière:
Ce dimanche 9 décembre a été ouverte la CASA CANTONIERA à Oulx, un bâtiment vide et inutilisé depuis des décennies. À partir d’aujourd’hui, il s’agit de lui redonner vie : contre les frontières et le dispositif qui les soutient et les détermine. Contre le Décret Salvini et sa politique de répression et de guerre aux pauvres. Pour un monde où tous.tes puissent choisir où et comment vivre.
La situation à la frontière continue à empirer : la militarisarion est croissante, l’hiver est désormais arrivé. Le système de contrôle et de gestion toujours plus fort vient s’imposer sur toustes celleux qui, sans les bons papiers, continuent à vouloir traverser cette ligne imaginaire appelée frontière. Le Refuge Autogeré Chez Jesus, local occupé sous l’église de Clavière, a été expulsé depuis presque deux mois. Depuis ce jour, les personnes qui se perdent et risquent leur vie et leurs membres en montagne sont toujours plus nombreuses, aussi car elle n’ont ni les informations ni l’habillement adapté pour affronter le voyage. Sans espace et sans temps pour pouvoir s’organiser, se reposer, et repartir. Ce lieu veut également être cela.

Un refuge autogeré pour celleux qui sont de passage, et qui ont besoin de plus de temps pour s’organiser que les quelques heures nocturnes offertes par les salésiens. Un lieu pour pouvoir s’organiser, contre les frontières sur ces montagnes ainsi que contre celles en ville, et le système qui leur est relié.

Le Décret Salvini est une déclaration de guerre aux pauvres. Une guerre aux immigré.es, toujours plus exploitable, sous la constante menace des papiers, Centre de Rétention ou Déportation. A tous.tes celleux qui cherchent, par tous les moyens, à s’opposer au système de sélection, contrôle et exclusion qui sévit dans cette société. Aux indésirables en général qui sont jeté.es en dehors des centres habités, toujours plus réprimé.es, contrôlé.es, exploité.es.

Organisons-nous !
Quiconque souhaite passer, pour soutenir, discuter, participer aux travaux est la bienvenue !

Il y a besoin de matériel, matelas, couvertures, vêtements chauds, chaussures de rando, chaussettes, gants, chapeaux, poêles, tapis, nourriture.
Nous voulons nous organiser ensemble pour faire en sorte que cette frontière, ainsi que toutes les autres, n’existent plus.

 

A bas les frontières et les centres de rétentions !

Infocra, autre site qui relaie la parole de l’intérieur

Un site qui relaie les luttes contre les CRA en ile de france, essaye de faire sortir la parole de l’intérieur (sur la justice, les arrestations, les violences policières).Mis a jours regulièrement !

https://collectifsanticra.wordpress.com/

Communiqué de prisonniers du centre de rétention de Vincennes !

Ce vendredi 14 décembre des prisonniers du centre de rétention de Vincennes ont décidé de faire sortir leurs parole de l’intérieur et leurs revendications.

Dans les prisons pour étrangèr.e.s il y a toujours eu des révoltes individuelles ou collective, des grève de la faim, des résistances contre les déportations, des actes et des pensées de solidarités..

Au quotidien ces luttes restent invisible, et quand ils et elles essayent de se révolter en face d’eux y a que les keufs et l’état.. Soutenons les ! Montrons leurs notre solidarité !

Nous relayons ici le communiqué des copains de vincenne:

Nous sommes des prisonniers en centre de rétention administrative de Vincennes,en banlieue parisienne.
Nous demandons l’application du droit pour ceux et celles qui veulent partir au pays, un vrai accès au soin quand c’est nécessaire et la poursuite des traitements pour celles et ceux qui en ont besoin. Nous demandons surtout la libération de tous les enfermés.
Nous ne sommes pas enfermé pour ce que nous avons fait mais pour ce que l’état a décidé que nous serons: des sans papiers.
A la prison de Vincennes, et même avant pendant les arrestations ou au commissariat, la violence qu’elle soit physique ou morale est quotidienne.
Nous refusons la manière dont les gens sont déportés de force, souvent très violemment. Récemment encore un prisonnier a été tabassé avant que la police tente de le déporter.
Quand quelqu’un n’a plus aucune solution sauf celle de se faire du mal pour être libéré, il n’a accès a aucun soin, n’est pas emmené a l’hôpital.
Ici tous les jours, on nous rappelle qu’on est rien pour l’état français.
Contre l’enfermement parce qu’on est sans papiers, un enfermement qui détruit nos vies et enferme aussi nos familles et nos proches avec nous.

Des prisonniers du CRA de Vincennes le 14/12/2018

Sans Papiers ni frontières

https://sanspapiersnifrontieres.noblogs.org/

Un site de copains qui n’est plus actif depuis 2016 mais qui a pas mal relayé les luttes sur les frontières pendant des années avec de la documentation et informations traduites en plusieurs langues.

Très présent.e.s à Paris, notamment sur les camps, on y trouve plusieurs émissions de radio qui ont relayé les luttes du moment ainsi que les journaux Merhaba – journal d’échanges et d’infos sur les luttes des migrant.e.s du moment.

Contre les frontières et leurs prisons.

 

A bas les CRA !

Cela fait des décennies que l’État a mis en place une machine à déporter qui repose sur différents dispositifs : tri entre étranger.e.s, enfermement et contrôle massif via des « des centres d’accueils »,fichages, rafles et placements dans des prisons pour étranger.e.s (appelées CRA, Centre de Rétention Administratif).

La menace de l’arrestation permanente sur un simple motif administratif envoie un message clair à toute une partie de la population :
ferme ta gueule, on veut pas de toi !

Depuis plusieurs années aussi, les dispositifs du PRADHA (programme d’accueil et d’hébergement des demandeur.se.s d’asile), CADA (centre d’accueil pour les demandeur.se.s d’asile ) ; CAO (Centre D’Accueil et D’Orientation), CAES (centre d’accueil et d’examen des situations) ; etc. se multiplient et permettent de toujours plus ficher, interner et contrôler les copain.e.s demandeu.r.ses d’asiles.

Pour les copain.e.s dont les papiers ne sont pas reconnus par l’État et pour celle.ux dont les demandes d’asile sont refusées, en cas de contrôle ou d’arrestation, le risque c’est le CRA et au minimum une OQTF (obligation à quitter le territoire) qui te maintient sous la menace du CRA pendant au moins un an !

Un CRA, c’est une prison administrative pour étranger.e.s, donc pas besoin d’un juge au pénal pour t’y mettre. Pour le moment, c’est 45 jours pendant lesquels la police peut te déporter à tout moment. En janvier ça passera à 90 jours : trois mois. Trois mois pendant lesquels tu peux te faire déporter de force, violemment avec quasi pas d’affaire, où tu es enfermé.e et entouré.e de keufs. Trois mois pendant lesquels tu ne peux pas gérer tes affaires, où tu peux perdre ton travail puis ton appart parce que tu ne peux pas payer ton loyer ! Trois mois sans accès aux soins.

Les déportations se font de manière violente : copaine.e.s, attaché.e.s et caché.e.s voire bâilloné.e.s ou drogué.e.s. Les flics de l’escorte essaient de les faire passer pour des criminel.le.s ou des terroristes auprès des passager.ère.s pour empêcher les élans de solidarité.

Parce que l’État veut invisibiliser la machine à déporter et le contrôle social qui est derrière, notre réaction c’est de faire sortir
la parole des copain.e.s à l’intérieur des CRA et de lutter à leurs
côtés depuis l’extérieur !
C’est pour ça qu’on diffusera autant que possible ces paroles et des nouvelles des CRA en IDF. Mais aussi pour que les copain.e.s de l’intérieur puissent se transmettre des outils de luttes, rester en
contact, se soutenir même après un transfert…

On en parle dans une émission de radio :
le 4e vendredi du mois sur FPP à 19h Radio 106.3, l’émission l’Envolée contre toutes les prisons parle des prisons pour étranger.e.s